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Je t'observe à travers l'ouverture de la porte, si belle en train de t'habiller.
Gestes lents et parfum de vanille qui définissent une esquisse de sensualité dans la chambre.
Mon ange, ma protection, mon Salut.
Grâce à toi, j'aperçois la possibilité de devenir roi. Monarque de notre royaume, prince de ton coeur, évadé de la tristesse, enfin. Lorsque l'on s'est rencontrés, j'étais coincé
sous mon chagrin, chape de plomb étouffante. Ta tendresse et ton amour ont guéri les plaies béantes que la vie peut faire endurer.
Laissé pour mort, voilà ce que j'étais avant de croiser ton chemin. Brisé, cassé, cabossé. Pantin de papier désarticulé dansant sur les cordes de ses émotions, Phoenix ne pouvant
renaître de ses cendres. Tu m'as récupéré, restauré comme un tableau aux couleurs ternes. Remis de la couleur dans un monde en noir et blanc. J'étais brûlé par la haine, calciné
par le chagrin et tes mains, petit à petit, ont éteint les flammes glacées qui dévoraient mon esprit et tu les a remplacées par la chaleur de ton être. Eternel fil d'Ariane qui me
guide à travers le flux de mes étranges idées et de mes obsessions. Tu as pris mes blessures et les a changées en cicatrices remplies d'espoir.
Tu m'as appris qu'il n'y avait nul besoin d'avoir peur. Que tout s'oublie et que l'on peut se relever. Tu m'as saigné, évacué le mal qui faisait pourrir mon sang. Remis un sourire
sur ce visage invisible pour la plupart. Tu t'es tout bonnement arrêtée sur mon chemin. J'ai levé mes yeux fixés sur le chaos de ma vie et je t'ai vue.
Mon battement de cœur, mes ailes, ma seconde chance.
Ma propre réincarnation, mon équilibre, ma vie.
Merci d'être là quand j'ai envie de rire ou de pleurer, merci d'écouter mes divagations.
Merci de tenir ma main, merci de me maintenir à flot.
Merci de partager, merci de revenir, merci de me comprendre.
Je m'assois. La porte de la chambre s'ouvre et tu arrives. L'esquisse est terminée. Devant moi, il n'y a plus que la perfection.
Ma fiançée a les yeux brillants...
Merci d'être toi, mon amour.
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