CouvDimanches.2.jpg Née à Antibes, toulousaine d'adoption, Magali Duru, passionnée de livres et de jardins, a longtemps étudié et enseigné les mots des autres avant d'oser écrire les siens. Auteur de nouvelles souvent primées en concours, parues en revue ou recueil collectif ou en ligne (site Pleutil, Rayondupolar, Bonnesnouvelles) elle a aussi écrit des fictions courtes, noires ou drôles, pour Radio-France.

Elle publie avec Les beaux Dimanches (Editions Quadrature) son premier recueil.

Magali Duru sait raconter toutes les histoires. Quelques mots lui suffisent pour planter le lecteur dans le décor qu'elle a choisi pour lui, l'y tenir captif le temps d'une nouvelle, avant qu'une chute, noire ou poignante, ne fasse soudain voler ce monde en éclats. Méfiez-vous du titre : Les beaux dimanches sont peut-être moins ensoleillés et plus surprenants qu'il n'y paraît...  (Le Scribe)

On peut le commander chez son libraire  ou auprès de l'éditeur, par fax au 010/45.44.14 (Belgique) ou 0032 10 45 44 14 (France) ou courriel à quadraturelib@hotmail.com. La commande vous parviendra dans les 8 jours ouvrables, sans frais de port et accompagnée de la facture, paiement par chèque ou, directement, sur comptes belge ou français.

Commentaire d'EJB
Magali DURU, Les beaux dimanches, édit. Quadrature, 2007

Née à Antibes, toulousaine d'adoption, Magali Duru, passionnée de livres et de jardins, a longtemps étudié et enseigné les mots des autres avant d'oser écrire les siens. Auteur de nouvelles souvent primées en concours, parues en revue ou recueil collectif ou en ligne (site Pleutil, Rayondupolar, Bonnesnouvelles) elle a aussi écrit des fictions courtes, noires ou drôles, pour Radio-France.
Elle publie avec Les beaux Dimanches (Editions Quadrature) son premier recueil.
Magali Duru sait raconter toutes les histoires. Quelques mots lui suffisent pour planter le lecteur dans le décor qu'elle a choisi pour lui, l'y tenir captif le temps d'une nouvelle, avant qu'une chute, noire ou poignante, ne fasse soudain voler ce monde en éclats. Méfiez-vous du titre : Les beaux dimanches sont peut-être moins ensoleillés et plus surprenants qu'il n'y paraît... (Le Scribe)
On peut le commander chez son libraire ou auprès de l'éditeur, par fax au 010/45.44.14 (Belgique) ou 0032 10 45 44 14 (France) ou courriel à
quadraturelib@hotmail.com. La commande vous parviendra dans les 8 jours ouvrables, sans frais de port et accompagnée de la facture, paiement par chèque ou, directement, sur comptes belge ou français.



Mes commentaires…

Magali,

J’ai également vécu de « beaux dimanches » à te lire. Tout a commencé avec le parapluie bleu sur la couverture. Puis, j’ai trouvé ta dédicace « …ce recueil entre noir et bleu comme la vie ». J’ai pensé à la phrase d’Auguste Renoir : « Un matin, l’un de nous manquant de noir, se servit de bleu : l’impressionnisme était né ».
Et à lire « La guirlande de Julie », une palette de couleurs parfumées vous colore les pages de l’imaginaire : brassées de forsythia, grappes de lilas blanc, violettes, chèvrefeuilles… élixirs de vie qui peuvent donner la mort.
L’encre de Taneka révèle son éclat bleuté, subtilement gris » qui va « fixer le silence des cigales engourdies, (…) voler à l’aube sa rosée, au vent d’automne sa morsure ». Dans « le maître des kanji », je retrouve le geste de l’écriture « Une fois l’énergie du bras libérée, il ne devrait plus arrêter cet élan… ».
Puis, les sables sont bleus, comme les yeux d’Olga et le portable d’Eve, « cette excroissance indissociable » qui fait des bleus à l’âme !
Le « il » des « beaux dimanches » a les yeux bleus et vit la pire des punitions : il n’écrit plus depuis qu’il n’est plus libre !
Quand les madeleines se font « navarin », le passé secret et les souvenirs tus de toute une vie sur plusieurs générations ressurgissent.
Dans « Basylik », un homme est assis à un table de jeu… « Un regard, comme une trouée de ciel d’été. Insupportablement bleu ». Où est la frontière entre la réalité et le jeu chez l’enfant ? Y a-t-il d’ailleurs une frontière entre l’imaginaire et le réel ?
« Entre les pins, c’est déjà bleu » pour Georgia. Un bleu « dur » et « métallique », un bleu qui commence à « se velouter »… Un bleu qui chante le blues, une femme bleue de jalousie jusqu’au meurtre.
« Les œufs en cocotte à la crème » ont un goût amer : de paumé à paumée, il y a des connivences et des sourires qui en disent long sur la douleur.
« Blue note », Elphège, un prénom mixte, un être lumineux et parfait mais d’une éphémère perfection telle la « blue note », Elphège aux prunelles d’azur et d’argent, aux yeux d’une « splendeur pâle et bleue », Elphège qui n’échappe pas à la vieillesse, à la souffrance, à la mort…
La clôture commence par une petite phrase qui s’évapore au lever, dont ne subsiste que « l’aura bleue et floue de son essence secrète ». .. tout ce qu’il subsiste sans doute de l’être suicidé.
Le « passeur d’étoiles » a les « yeux d’or fondu pailleté de jais »… mais le « ciel a bleui. Firmin n’est jamais venu. Tu n’es pas passée en Espagne ». Tu es passée en amour !
J’ai beaucoup aimé ton recueil. C’est sûrement vrai que « la terre est bleue comme une orange » comme l’affirmait Paul Eluard. Félicitations !

EJB

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /2007 11:37
- Publié dans : Livres amis - Par Ernest J. Brooms
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Commentaires

S'il est un recueil de nouvelles à lire, c'est bien celui de Magali. Compagnon de mes vacances, Il m'a permis de connaître toutes les facettes de son talent.
Je remercie Suzanne Alvarez de m'avoir chaudement recommandé
cette lecture où coule sur les mots une onde poétique.
Commentaire n°1 posté par Jean-Pierre le 28/09/2008 à 15h48

Magali,

J'ai également vécu de « beaux dimanches » à te lire. Tout a commencé avec le parapluie bleu sur la couverture. Puis, j'ai trouvé ta dédicace « …ce recueil entre noir et bleu comme la vie ».  J'ai pensé à la phrase d'Auguste Renoir :  « Un matin, l'un de nous manquant de noir, se servit de bleu : l'impressionnisme était né ».  

Et à lire « La guirlande de Julie », une palette de couleurs parfumées vous colore les pages de l'imaginaire : brassées de forsythia,  grappes de lilas blanc, violettes, chèvrefeuilles… élixirs de vie ?

L'encre de Taneka révèle son éclat bleuté, subtilement gris » qui va « fixer le silence des cigales engourdies, (…) voler à l'aube sa rosée, au vent d'automne sa morsure ».  Dans « le maître des kanji », je retrouve le geste de l'écriture « Une fois l'énergie du bras libérée, il ne devrait plus arrêter cet élan… ». 

Puis, les sables sont bleus, comme les yeux d'Olga et le portable d'Eve, « cette excroissance indissociable » qui fait des bleus à l'âme !

Le « il » des « beaux dimanches » a les yeux bleus et vit la pire des punitions : il n'écrit plus depuis qu'il n'est plus libre !  

Quand les madeleines se font « navarin », le passé secret et les souvenirs tus de toute une vie sur plusieurs générations  ressurgissent.

 Dans « Basylik », un homme est assis à un table de jeu… « Un regard, comme une trouée de ciel d'été. Insupportablement bleu ». Où est la frontière entre la réalité et le jeu chez l'enfant ? Y a-t-il d'ailleurs une frontière entre l'imaginaire et le réel ?

« Entre les pins, c'est déjà bleu » pour Georgia. Un bleu « dur » et « métallique », un bleu qui commence à « se velouter »…  Un bleu qui chante le blues,  une femme bleue de jalousie !

« Les œufs en cocotte à la crème » ont un goût amer : de paumé à paumée, il y a des connivences et des sourires qui en disent long sur la douleur.

« Blue note », Elphège, un prénom mixte, un être lumineux  et parfait mais d'une éphémère perfection telle la « blue note », Elphège aux prunelles d'azur et d'argent, aux yeux d'une « splendeur pâle et bleue », Elphège qui n'échappe pas à la vieillesse, à la souffrance, à la mort…

« La clôture » commence par une petite phrase qui s'évapore au lever, dont  ne subsiste que « l'aura bleue et floue de son essence secrète ».

Le « passeur d'étoiles » a les « yeux d'or fondu pailleté de jais »… mais le « ciel a bleui. Firmin n'est jamais venu. Tu n'es pas passée en Espagne ».  Tu es passée en amour !

J'ai beaucoup aimé  ton  recueil. C'est sûrement vrai que « la terre est bleue comme une orange » comme l'affirmait Paul Eluard. Félicitations !

Ernest

Commentaire n°2 posté par Ernest J. Brooms le 13/10/2007 à 12h53
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